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Comment calculer votre allocation chômage après une mission en portage salarial ?
Droit du travail

Comment calculer votre allocation chômage après une mission en portage salarial ?

8 octobre 2026

Le dernier salaire net ne suffit pas à prévoir votre ARE. France Travail tient compte des rémunérations et des jours retenus dans votre parcours salarié.

À la fin de votre contrat, France Travail vérifie d’abord s’il vous reste des droits d’un emploi précédent. Pour un nouveau droit, votre allocation chômage (ARE) dépend de vos salaires bruts et des périodes retenues. Pour préparer votre revenu entre deux missions, vérifiez aussi le montant net et la date du premier versement.

Règles du régime général vérifiées au 8 octobre 2026, pour une fin de contrat relevant des règles applicables depuis le 1er avril 2025.

Quels salaires France Travail retient-il pour calculer votre ARE ?

France Travail additionne les rémunérations brutes retenues sur la période de référence : salaires, primes et avantages en nature. Vos emplois précédents peuvent entrer dans le calcul avec vos salaires de portage.

Les indemnités de rupture, la prime de fin de CDD et l’indemnité compensatrice de congés payés sont exclues de cette base. Les remboursements de frais professionnels et les sommes encore en réserve sur votre compte d’activité ne constituent pas des salaires à ajouter au calcul. France Travail détaille les rémunérations prises en compte et les sommes exclues.

Le portage salarial vous donne un statut salarié, mais la fin d’une prestation sous CDI ne met pas fin au contrat de travail. Elle ne déclenche donc pas, à elle seule, une nouvelle ouverture de droits. Notre guide pour choisir entre CDD et CDI de portage explique cette différence.

Comment est calculé votre salaire journalier de référence ?

Le salaire journalier de référence, ou SJR, est le montant qui sert à calculer votre allocation quotidienne. France Travail divise les salaires retenus par un nombre de jours calendaires : les week-ends comptent aussi.

La recherche des contrats porte sur les 24 mois précédant la fin du contrat si vous avez moins de 55 ans, et sur 36 mois à partir de 55 ans. L’âge retenu est celui de la fin du contrat. Le décompte va du premier contrat retenu au dernier, avec les plafonds et exclusions prévus par les règles d’assurance chômage. Les étapes du calcul expliquées par France Travail permettent de retrouver cette logique.

Des jours sans emploi entre deux contrats peuvent entrer dans ce décompte et réduire le SJR. Si votre CDI a comporté des périodes sans mission ni salaire, faites vérifier les périodes retenues dans votre dossier : ne calculez pas votre allocation uniquement sur les mois payés.

Quel montant brut d’ARE pouvez-vous recevoir chaque mois ?

Pour un emploi à temps plein, France Travail compare deux montants journaliers : 40,4 % du SJR + 13,18 € et 57 % du SJR, puis retient le plus élevé. L’allocation est encadrée par un minimum de 32,13 € et un plafond de 75 % du SJR. Le plafond reste prioritaire : il peut conduire à un montant inférieur au minimum. La partie fixe et le minimum sont réduits en cas de temps partiel.

Ces montants ont été maintenus en juillet 2026, comme l’a confirmé l’Unédic dans sa décision de non-revalorisation.

Prenons un exemple fictif : un consultant de moins de 55 ans a travaillé à temps plein, sans interruption, du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2026, avec 4 000 € brut par mois. Il ouvre de nouveaux droits, sans droits antérieurs restants. Ces salaires n’ont pas déjà servi à ouvrir des droits. Nous supposons qu’il n’a eu ni prime ni absence et qu’aucune pension ne vient réduire son ARE.

Exemple de nouveau droit à l’ARE : 96 000 € de salaires bruts retenus sur 730 jours calendaires donnent un SJR de 131,51 €. Les formules 40,4 % du SJR + 13,18 € et 57 % du SJR donnent respectivement 66,31 € et 74,96 € bruts par jour. Le second montant est retenu, sous le plafond de 98,63 € bruts par jour : 74,96 € × 30 = 2 248,80 € bruts avant prélèvements pour trente jours entièrement indemnisables.

Les 96 000 € de salaires retenus, divisés par 730 jours, donnent un SJR de 131,51 €. Les deux formules donnent 66,31 € et 74,96 € bruts par jour. France Travail retient 74,96 €, sous le plafond de 98,63 €, soit 2 248,80 € bruts pour 30 jours indemnisables.

Un mois entièrement indemnisable correspond à 30 allocations journalières, quelle que soit sa longueur. L’exemple suppose un mois complet sans activité reprise ni autre événement modifiant le paiement. Les arrondis de la notification France Travail font foi.

Pour une estimation à partir de votre parcours, utilisez le simulateur officiel de France Travail, rubrique « Perte d’emploi ».

Pour renseigner le simulateur, gardez ces documents à portée de main :

Document

Informations à retrouver

Bulletins de salaire

Salaires bruts et primes

Attestations employeur

Dates des contrats et sommes versées à leur fin

Notification France Travail, si vous avez déjà des droits

Allocation journalière et droits restants

Comment passe-t-on de l’ARE brute au montant net versé ?

Le montant brut calculé subit les retenues applicables à votre situation : participation à la retraite complémentaire, CSG et CRDS, avec des exonérations ou réductions possibles. Le prélèvement à la source de l’impôt est ensuite appliqué selon votre taux personnel. France Travail explique ces retenues sociales et fiscales.

Il n’existe donc pas de pourcentage unique pour convertir les 2 248,80 € brut de l’exemple en net. Pour préparer votre budget, utilisez le montant personnel communiqué par France Travail et vérifiez si celui que vous consultez est avant ou après prélèvement à la source.

Votre allocation peut-elle diminuer après plusieurs mois ?

Oui, si vous avez moins de 55 ans à la fin du contrat et si votre SJR dépasse 162,40 €. La dégressivité réduit alors l’allocation d’au maximum 30 % à partir du 183e jour indemnisé, sans la faire descendre sous 92,57 € brut par jour. Le consultant de notre exemple n’est pas concerné : son SJR est inférieur au seuil.

Le compteur porte sur les jours indemnisés. Une reprise d’emploi qui interrompt l’indemnisation le suspend ; la baisse ne survient donc pas automatiquement six mois après la fin d’une mission. Le courrier d’ouverture de droits indique le montant après dégressivité lorsqu’elle s’applique. Les conditions et le compteur sont détaillés par France Travail.

Combien de temps puis-je percevoir l’ARE ?

En métropole, après une fin de CDD ou un licenciement, la durée initiale est plafonnée à environ 18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 ou 56 ans et 27 mois à partir de 57 ans, hors prolongations. Vos périodes d’emploi peuvent donner une durée plus courte, précisée dans votre notification France Travail.

Une rupture conventionnelle relève de plafonds spécifiques. Notre article sur l’assurance chômage en portage salarial explique les règles applicables depuis septembre 2026.

Si vous reprenez une mission, les jours d’ARE non versés peuvent repousser l’épuisement de vos droits. Notre guide sur le cumul ARE et salaire de portage détaille ce fonctionnement.

Quand recevrez-vous votre première allocation après le contrat ?

Des indemnités versées à la fin du contrat peuvent reporter le début de l’indemnisation : congés payés non pris et indemnités de rupture dépassant le minimum légal. Un délai d’attente de sept jours s’ajoute, sauf s’il a déjà été appliqué au cours des douze mois précédents. Ce délai nécessite votre inscription à France Travail.

Ces décalages modifient le premier jour indemnisable, sans diminuer le montant de l’allocation quotidienne. Le paiement intervient après votre actualisation mensuelle. Votre premier versement peut donc correspondre à une fraction de mois. Vérifiez la date indiquée dans votre notification et les règles du premier versement.

Votre ARE est-elle recalculée après chaque mission ?

Non. Si vous avez encore des droits utilisables, France Travail reprend d’abord leur versement lorsque les conditions de reprise sont réunies. Une mission mieux rémunérée ne remplace donc pas immédiatement votre ancienne allocation par une nouvelle.

Les nouvelles périodes salariées peuvent servir à recharger vos droits après épuisement des précédents. Un droit d’option permet, dans des situations précises, de choisir un nouveau droit plus tôt en renonçant aux droits restants. L’Unédic explique les droits rechargeables et les conditions du droit d’option.

Si vous reprenez une mission avant d’avoir utilisé tous vos droits, la question devient celle d’un éventuel complément d’allocation pendant les mois travaillés. Ce complément mensuel relève d’un calcul distinct de celui de votre allocation de départ.

Préparez l’intermission avec votre ARE nette et la date du premier versement

Avant la fin du contrat, faites confirmer les documents qui serviront à votre dossier et les sommes qui vous seront versées au solde de tout compte. Vous pourrez ainsi prévoir comment financer le délai précédant le premier paiement de l’ARE, puis vos dépenses pendant la recherche de mission.

Vous pouvez échanger avec Nexoris Portage pour préparer la fin de votre contrat et réunir vos documents de paie. France Travail confirmera le montant de votre allocation et le début de votre indemnisation.

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